Grâce à son système RTK Cloud, sa navigation par caméra et ses quatre roues motrices, le nouveau robot tondeuse de Worx veut simplifier l’entretien des terrains les plus compliqués.
Pendant longtemps, tondre la pelouse faisait partie de ces tâches que l’on repoussait au maximum. Il fallait sortir la tondeuse du garage, vérifier l’essence ou la batterie, contourner les arbres, éviter les pentes et recommencer chaque semaine. Avec l’arrivée des robots tondeuses, l’idée était simple : automatiser cette corvée. Mais dans la réalité, beaucoup de modèles imposaient encore des contraintes importantes, notamment l’installation fastidieuse d’un fil périmétrique enterré tout autour du terrain.
Avec son Landroid Vision Cloud 4WD, Worx promet justement de supprimer cette étape. Pas de câble à enterrer, une navigation assistée par satellite RTK, des caméras capables de « voir » le jardin et, surtout, quatre roues motrices pour les terrains en pente, voire accidentés.
Un robot qui ressemble davantage à un petit engin tout-terrain qu’à une tondeuse classique
Au déballage, le Worx Landroid Vision Cloud 4WD impressionne immédiatement par son aspect massif. Là où beaucoup de robots tondeuses cherchent à se faire discrets ou, au contraire, à être vus à travers des carrosseries aux allures de voitures de course, celui-ci assume clairement son côté robuste. Les quatre grandes roues crantées donnent presque l’impression de découvrir un mini-véhicule d’exploration plutôt qu’un simple appareil de jardinage.
Ce Worx Landroid Vision Cloud 4WD affiche un poids proche des 20 kg. Cela reste raisonnable pour un robot aussi imposant, mais suffisamment lourd pour rappeler qu’on ne le transporte pas d’une seule main sans y penser. Lorsqu’il faut le déplacer manuellement pour nettoyer le dessous du châssis ou modifier l’emplacement de la station, on sent rapidement le poids de l’ensemble.

Le Worx Landroid Vision Cloud 4WD impressionne immédiatement par son aspect massif. (Photo Objets du Futur)
La station de charge est elle aussi plus imposante que sur des modèles d’entrée de gamme. Elle doit être installée avec soin, idéalement dans une zone bien dégagée pour faciliter les manoeuvres de l’appareil. Contrairement aux anciennes générations de la marque, la navigation et la connectivité ne dépendent plus d’un signal Wi-Fi capricieux ou de l’installation d’un boîtier répéteur comme le RadioLink. Worx a ici fait le choix de l’efficacité en intégrant nativement une double connexion Wi-Fi et cellulaire 4G. Le robot reste ainsi connecté en permanence au Cloud de Worx pour recevoir ses corrections de positionnement par satellite. Une solution transparente pour l’utilisateur, qui simplifie grandement la configuration et offre une expérience véritablement « plug and play » dès le premier démarrage.
En revanche, l’absence totale de fil périmétrique change réellement l’expérience d’installation. On évite les heures passées à enterrer un câble autour des massifs ou le long des clôtures. Ici, le robot découvre progressivement le terrain grâce à ses capteurs et ses caméras. On a davantage l’impression de configurer un appareil intelligent que de bricoler une infrastructure dans le jardin.
RTK Cloud, Vision AI et V-SLAM : des technologies compliquées… mais utiles au quotidien
Le principal argument du Vision Cloud 4WD tient dans son système de navigation. Worx utilise ici une technologie appelée RTK Cloud. Derrière ce terme un peu technique se cache en réalité un GPS extrêmement précis. Là où un GPS classique peut avoir plusieurs mètres d’erreur, le RTK permet de situer le robot avec une précision de quelques centimètres.
Dans la pratique, cela change énormément de choses. Le robot ne se déplace plus au hasard comme beaucoup d’anciens modèles. Il suit des trajectoires propres, presque méthodiques, avec des lignes de tonte qui donnent rapidement un aspect plus homogène à la pelouse.
Sous les arbres ou près des zones ombragées, le GPS seul pourrait perdre en efficacité. Worx combine donc cette technologie avec la Vision AI, un système de caméras capables d’identifier les obstacles et de comprendre l’environnement du jardin. Le robot reconnaît les murs, les bordures, les arbres ou certains objets laissés au sol.
Au quotidien, cela fonctionne plutôt bien. Lorsqu’un ballon, un jouet ou un arrosoir apparaît sur le trajet, le robot ralentit puis contourne l’obstacle avec prudence. En revanche, les petits objets très fins restent parfois problématiques. Une corde oubliée dans l’herbe ou une petite branche discrète peuvent encore perturber la progression.
Le système repose également sur une technologie appelée V-SLAM. Derrière ce nom complexe, le principe est assez simple : le robot crée une carte visuelle du jardin tout en mémorisant sa position en temps réel. Cela lui permet de continuer à travailler même lorsque le signal satellite devient moins stable.

Le système repose sur une technologie appelée V-SLAM. (Photo Objets du Futur)
Cette cartographie apporte un vrai confort. Après quelques jours, le robot semble presque connaître le terrain par cœur. Il retrouve ses passages étroits, gère les différentes zones de tonte et circule avec beaucoup plus d’assurance qu’au premier démarrage.
Les quatre roues motrices changent réellement la donne en pente
Le “4WD” du nom n’est clairement pas un argument marketing ajouté pour faire joli. Sur les terrains inclinés, la différence avec un robot classique apparaît immédiatement.
Chaque roue dispose de son propre moteur, ce qui permet au robot de répartir précisément sa motricité selon le terrain. Sur les fortes pentes, là où certains robots commencent à patiner ou à glisser latéralement, le Vision Cloud 4WD conserve une trajectoire étonnamment stable.
Worx annonce une capacité à grimper jusqu’à 84 % de pente. Dans les faits, peu de jardins résidentiels atteignent réellement ce niveau d’inclinaison, mais même sur des reliefs compliqués, le robot reste très à l’aise.
Le châssis adaptatif participe aussi beaucoup à cette impression de maîtrise. Les essieux avant et arrière peuvent bouger indépendamment afin de maintenir les quatre roues en contact avec le sol. Sur un terrain bosselé, cela évite les pertes d’adhérence et réduit fortement les blocages.
Au quotidien, on remarque surtout une chose : le robot inspire confiance. Même lorsqu’il traverse une zone irrégulière ou humide, il paraît rarement en difficulté. Après une pluie légère, il continue généralement son travail sans problème majeur. En revanche, sur une pelouse détrempée, les roues peuvent parfois laisser quelques traces visibles dans les virages serrés, notamment en pente.

Les essieux avant et arrière peuvent bouger indépendamment afin de maintenir les quatre roues en contact avec le sol. (Photo Objets du Futur)
Une première mise en route plus technique qu’elle n’en a l’air
Même si le système sans fil simplifie énormément l’installation physique, le Vision Cloud 4WD demande malgré tout un peu de patience lors des premiers jours.
L’application Worx guide correctement l’utilisateur, mais il faut accepter une phase d’apprentissage. Le robot doit cartographier le terrain, comprendre les passages, identifier les obstacles et mémoriser les différentes zones.
Pendant cette période, on passe forcément un peu de temps à observer son comportement. On vérifie qu’il retrouve correctement sa station, qu’il ne se coince pas contre une bordure ou qu’il comprend bien certains passages étroits.
Cette étape rappelle presque l’installation d’un nouveau robot aspirateur dans une maison. Une fois les réglages finalisés, le système devient très autonome, mais les premiers jours demandent quelques ajustements.
Le réglage électronique de la hauteur de coupe entre 20 et 70 mm apporte une vraie souplesse d’utilisation. Il est possible de conserver un gazon très court et esthétique ou au contraire une pelouse légèrement plus haute et naturelle.
Au quotidien, le confort devient rapidement addictif
C’est probablement après plusieurs semaines que l’intérêt du Vision Cloud 4WD apparaît le plus clairement.
Le plus surprenant n’est finalement pas la technologie embarquée, mais le changement d’habitude qu’elle provoque. On ne “prévoit” plus une séance de tonte. Le jardin reste simplement entretenu en permanence.
En rentrant du travail, on découvre une pelouse propre sans avoir eu besoin de sortir une tondeuse thermique du garage. Le robot finit même par devenir presque invisible dans le quotidien.
Le niveau sonore participe beaucoup à cette sensation. Avec moins de 58 dB annoncés, le Vision Cloud 4WD reste discret. À quelques mètres, le bruit des roues devient parfois plus perceptible que celui des lames elles-mêmes. Sur des dalles ou des bordures dures, les pneus peuvent produire un léger claquement mécanique, mais rien de réellement gênant.
Il devient tout à fait possible de faire fonctionner le robot pendant un repas en terrasse ou pendant que les enfants jouent dans le jardin.
L’autonomie d’environ 55 minutes suffit largement pour un entretien régulier du terrain. Le robot retourne automatiquement à sa station avant de reprendre exactement là où il s’était arrêté.
Sécurité, entretien et vie réelle dans un jardin familial
Dans un environnement familial, le robot se montre globalement prudent. Lorsqu’un obstacle apparaît soudainement devant lui, il ralentit avant de modifier sa trajectoire.
Le capteur de pluie fonctionne correctement et évite au robot de travailler inutilement sous une forte averse. C’est appréciable car une tonte sur terrain détrempé donne rarement un résultat propre.

Avec moins de 58 dB annoncés, le Vision Cloud 4WD reste discret. (Photo Objets du Futur)
L’entretien reste relativement simple. Le plateau de coupe peut être rincé au tuyau d’arrosage et les lames pivotantes bénéficient d’un système de rotation inversée qui limite leur usure.
Comme souvent avec ce type de produit, il faut néanmoins accepter quelques contraintes. Les roues ramassent facilement de la terre humide et un nettoyage régulier reste conseillé pour conserver une bonne motricité.
Un robot impressionnant… mais qui ne conviendra pas à tous les jardins
Le Vision Cloud 4WD impressionne réellement sur les terrains complexes. Les jardins en pente, les grandes surfaces ou les zones multiples représentent clairement son terrain de jeu favori.
La précision de tonte et la qualité de navigation donnent un résultat très homogène. Après plusieurs jours, le gazon prend un aspect particulièrement propre, presque “professionnel”.
En revanche, ce niveau de sophistication a un prix. Avec un tarif avoisinant les 2 499 € pour la version 2 000 m², le robot entre clairement dans la catégorie haut de gamme.
Pour un petit jardin plat de quelques centaines de mètres carrés, l’investissement paraît difficile à justifier. D’autant que le système demande un minimum d’intérêt pour les objets connectés et la configuration logicielle.
Le RadioLink ajoute également une dépendance supplémentaire. Si le signal Wi-Fi devient instable ou si le module est mal placé, certaines fonctions peuvent perdre en efficacité.
Enfin, malgré ses nombreuses caméras et son intelligence embarquée, le robot n’est pas infaillible. Certains petits objets oubliés dans l’herbe continuent de poser problème et nécessitent encore un minimum de vigilance humaine.

Chaque roue dispose de son propre moteur, ce qui permet au robot de répartir précisément sa motricité selon le terrain. (Photo Objets du Futur)
Verdict : un robot tondeuse pensé pour les jardins exigeants
Le Worx Landroid Vision Cloud 4WD ne cherche clairement pas à séduire tous les utilisateurs. Il vise avant tout les propriétaires de jardins complexes, en pente ou très découpés, qui veulent automatiser sérieusement l’entretien de leur pelouse.
Son association entre RTK Cloud, Vision AI et transmission 4 roues motrices apporte un vrai gain de confort au quotidien. Une fois correctement configuré, le robot devient étonnamment autonome et transforme progressivement la tonte en tâche presque invisible.
Tout n’est pas parfait. L’installation demande un peu de patience, le prix reste élevé et certaines contraintes techniques subsistent. Mais sur les terrains difficiles, le Vision Cloud 4WD fait clairement partie des robots tondeuses les plus convaincants que l’on puisse aujourd’hui installer dans un jardin particulier.
Il ne remplace pas seulement une tondeuse thermique. Il change surtout la manière dont on vit l’entretien d’un grand jardin.
Fiche technique
- Type : Robot tondeuse 4WD sans fil périmétrique
- Surface max. conseillée : 2 000 m² (modèle WR342E)
- Batterie : 20 V / 5 Ah Li‑ion
- Autonomie : ~55 min de tonte
- Temps de charge : ~100 min
- Temps de coupe : 2 400 tr/min
- Largeur de coupe : 22 cm
- Hauteur de coupe : 20–70 mm, réglage électronique
- Pente max. : 84%
- Connectivité : Wi‑Fi, Bluetooth, RadioLink, RTK Cloud
- Capteurs : Vision AI, V‑SLAM, capteur pluie
- Poids avec batterie : 16,9 kg
- Niveau sonore : < 58 dB
Les plus et les moins
Absence de fil périmétrique, installation beaucoup plus simple pour grands jardins.
Traction 4WD maîtrisant les pentes jusqu’à 84%, idéal pour jardins très en pente.
Navigation RTK Cloud + Vision AI pour une tonte très précise, même sous les arbres.
Autonomie suffisante pour couvrir de grandes surfaces avec retours automatiques à la base.
Prix élevé, surtout pour les petits jardins ou les utilisateurs occasionnels.
Installation de la station RadioLink complexe sur certains jardins très grands ou peu couverts Wi‑Fi.
Cartographie sensible aux changements de configuration du jardin, nécessitant parfois une mise à jour manuelle.
Robinet de l’excès de technologie : l’interface peut être intimidante pour les débutants en objets connectés.












