Une nouvelle étape dans l’évolution des barres de son vient d’être franchi avec la Yamaha True X Surround 90A, un système home cinéma complet, qui promet de faire mal à la concurrence. C’est du moins pratiquement en ces termes que le constructeur nous présente son dernier fleuron.
Car la marque japonaise, qui n’a pas oublié qu’elle a inventé le concept de la barre de son “à faisceaux” il y a plus de vingt ans, revient en cette rentrée avec une ambition claire : offrir, dans un seul et unique pack, un son immersif Dolby Atmos, DTS:X et même Auro-3D, ajoutant une couche de son en hauteur. Une première mondiale sur ce format. Le tout avec un système complet 5.1.2, sans les câbles qui traînent pour le bonheur de tous, et avec une technologie unique signée Yamaha.
Le système Yamaha True X Surround 90A embarque 24 haut-parleurs
Yamaha n’en est pas à son coup d’essai. Le fabricant japonais est presque le dernier à défendre l’idée des “haut-parleurs à faisceaux” (YSP, pour Yamaha Sound Projector) : des petits transducteurs qui, plutôt que de vous envoyer du son directement dans les oreilles, projettent l’audio vers les murs ou le plafond pour qu’il rebondisse et recrée un champ sonore naturel.

Sur la True X Surround 90A, douze faisceaux sont dédiés aux canaux hauteur, six de chaque côté, orientés vers le plafond.
Résultat : lors d’une scène d’action en Dolby Atmos, le souffle d’un hélicoptère semble vraiment venir d’au-dessus, et pas simplement d’un haut-parleur plus fort que les autres. Ce n’est pas un effet psychoacoustique grossier, c’est un placement précis, comparable à des enceintes encastrées dans le plafond et sans avoir à faire un seul trou nous assure-t-on. Vous voilà rassuré.
La partie frontale n’est pas en reste. Yamaha a opté pour de nouveaux haut-parleurs ovales, en forme d’œil, conçus sur mesure pour combiner finesse du design et équilibre sonore. Ces transducteurs reproduisent les médiums avec chaleur, tout en gardant assez de punch pour suivre le rythme d’une bande-son explosive. Associés à des tweeters de 25 mm pour les détails, ils délivrent un son clair, même à volume élevé. L’ensemble est alimenté par un amplificateur maison, le YDA-141, pensé pour fournir de la dynamique sans compression artificielle.
Pour les graves, c’est mieux avec un caisson dédié
Il n’y a pas de home cinéma qui se respect sans avoir la sensation que les murs tremblent à chaque action un peu musclée d’une production. Le grave est donc confié à un caisson sans fil baptisé SW-X100A. Ici encore, Yamaha met en avant un savoir-faire technique : l’évent Symmetrical Flare Port, une forme brevetée qui réduit le bruit d’écoulement d’air d’environ 20 dB par rapport à un bass-reflex classique.
Concrètement, ça signifie qu’on entend les basses, mais pas le souffle ou les vibrations parasites qui les accompagnent parfois. Dans une scène de film où le mixage fait intervenir un grondement sourd — un moteur de vaisseau spatial ou une explosion lointaine — le grave doit rester propre et intelligible, sans recouvrir les dialogues.
Et pour que l’immersion soit complète et satisfaisante, cette barre de son se distingue de nombre de concurrentes puisqu’elle est livrée avec deux enceintes arrière True X WS-X3A, elles aussi sans fil. L’astuce ultra-pratique est qu’elles peuvent se décrocher et servir de petites enceintes Bluetooth portables — idéales si vous voulez prolonger la soirée sur la terrasse ou écouter un podcast dans la cuisine. Remises sur leur base, elles reprennent leur rôle de canaux surround, complétant le tableau pour un 5.1.2 parfaitement cohérent. C’est une excellente idée.
Le surround:AI au service de l’équilibre entre voix et bande-son
Bien entendu, la connectique est au goût du jour : HDMI eARC, entrée optique, Wi-Fi, MusicCast (l’écosystème multiroom de Yamaha), AirPlay 2, Bluetooth bidirectionnel, et compatibilité avec les principaux services de streaming. On contrôle le tout via l’application MusicCast, ce qui permet autant les réglages simples (volume, sources) que les ajustements fins — orientation des faisceaux, niveau de chaque canal. On peut même basculer rapidement entre différents modes d’écoute : Surround:AI, stéréo, mode clair pour les dialogues ou extension des basses.
Et puisque nous venons d’évoquer de Surround:AI, je suis sûr que ce terme vient de susciter votre curiosité. C’est un traitement en temps réel, basé sur de l’analyse de scène par intelligence artificielle. L’idée est de moduler subtilement le rendu selon ce qui se passe à l’écran : mettre en avant les dialogues dans une conversation tendue, élargir le champ sonore lors d’une poursuite, accentuer les ambiances discrètes dans un thriller.
Dans la pratique, l’effet est moins gadget qu’il n’y paraît nous assure Yamaha. Sur un épisode de série riche en dialogues et musiques de fond, on doit gagner en intelligibilité sans perdre l’équilibre de la bande-son. Espérons tout de même que cet artifice technique ne dénature pas trop le mixage voulu par la production.
Un positionnement premium qui a un coût
Esthétiquement, Yamaha joue la carte de la sobriété. Pas extravagance. Le châssis métallique inspire confiance, les grilles sont optimisées acoustiquement, les pieds sont usinés avec précision. La barre elle-même mesure 1,18 m de large, mais reste basse (moins de 9 cm de haut) pour ne pas masquer l’écran. Le caisson est plus massif, mais suffisamment discret pour se glisser près d’un meuble télé. Les enceintes arrière sont légères et se fondent facilement dans un salon. Bref, un système qui doit passer plus ou moins inaperçu dans n’importe quel intérieur.

Esthétiquement, Yamaha joue la carte de la sobriété.
Reste la question du prix : 2 499 €. C’est clairement un positionnement premium, dans la même ligue que les ensembles Samsung HW-Q990F ou Sonos Arc Ultra avec subwoofer et surrounds. La différence, c’est que Yamaha propose ici une approche plus technique, presque audiophile, avec des innovations qu’on ne retrouve pas ailleurs — comme l’Auro-3D pour l’expérience tridimensionnelle. On paie donc ici autant la performance que l’innovation.
Experte en cinéma mais aussi en musique
Pour qui est-elle faite ? Clairement pour l’amateur exigeant, celui qui veut le frisson du grand spectacle sans passer par l’installation lourde d’un ampli et d’un pack d’enceintes séparées : la base de la gamme True X
Yamaha assure aussi que, malgré sa conception axée sur le cinéma, le Yamaha True X Surround 90A brille également par ses qualités audiophiles. Grâce à l’héritage Hi-fi de Yamaha, la chose doit délivrer un son musical remarquablement détaillé et équilibré, loin des basses artificielles. Les auditeurs exigeants seront alors à même d’apprécier sa capacité à reproduire fidèlement les nuances, les timbres et la scène sonore, offrant une écoute à la fois précise et immersive.
La Yamaha True X Surround 90A sera disponible courant septembre 2025 au prix public de 2 499 euros. Pour ce prix, vous aurez droit à la barre de son principale, le caisson de basses sans fil, la télécommande, un support mural et la station d’accueil CC-T1A pour recharger les enceintes surround sans fil True X (référence WS-X3A) également fournies.
Fiche technique
- Configuration : 5.1.2
- Haut-parleurs hauteur : 12 faisceaux (6 par côté)
- Drivers frontaux : ovales 110×53 mm + tweeters 25 mm
- Caisson : SW-X100A, évent Symmetrical Flare Port
- Enceintes surround : WS-X3A sans fil, utilisables en Bluetooth portable
- Puissance totale : 470 W
- Formats : Dolby Atmos, DTS:X, Auro-3D
- Connectivité : HDMI eARC, optique, Wi-Fi, MusicCast, AirPlay 2, Bluetooth
- Dimensions barre : 1180×85×143 mm
- Dimensions caisson : 241×378×414 mm
- Poids : barre 11 kg, caisson 12,7 kg, surrounds 1 kg
- Prix public : 2 499 €
Les plus
- Son 3D immersif et précis
- Compatibilité Dolby Atmos, DTS:X et Auro-3D
- Caisson Symmetrical Flare Port pour des basses propres
- Enceintes arrière sans fil et utilisables en Bluetooth portable
- Technologie Surround:AI efficace
- Design robuste et élégant
- Écosystème MusicCast complet
Les moins
- Prix élevé
- Barre imposante (1,18 m de large)
- Poids conséquent de l’ensemble
- Pas de fonction d’autocalibration





